L’immunothérapie vise à traiter le cancer survenu chez un sujet grâce à son système immunitaire. Elle prend donc appui sur les fonctions de contrôle du système immunitaire dont le fonctionnement normal a été mis en péril par la tumeur. Les avantages de l’immunothérapie sont multiples, comme nous allons le voir.

Immunothérapie et système immunitaire sont inséparables

L’immunothérapie lutte contre les cellules cancéreuses en recourant au système immunitaire du patient atteint. Le système immunitaire est donc la clé sans laquelle un tel traitement ne pourrait être mis en place. C’est en activant son système immunitaire que l’organisme est en mesure de combattre les agressions extérieures telles que les virus et bactéries.

Comme ce système à la capacité de faire appel à des types de cellules distinctes et de générer différentes molécules de défenses, on peut en conclure quant à la complexité des processus accompagnant son déploiement.

 Le système immunitaire peut être mis en parallèle avec une vraie armée formée de deux lignes de défense à savoir l’immunité innée d’une part et l’immunité adaptative d’autre part.  

L’immunité innée ne possède pas de mémoire et est constamment en veille. Il lui revient de détecter n’importe quelle anomalie comme des cellules cancéreuses ou attaquées par un virus.

L’immunité adaptative nécessite en revanche du temps pour sa mobilisation. Elle s’intéresse à un ennemi particulier.

Cela implique une étape d’apprentissage qui s’étale sur plusieurs jours. Au cours de cet apprentissage, les cellules de l’immunité doivent savoir détecter la cible à détruire.

Ainsi, elles garderont en mémoire les informations requises sur cet ennemi et pourront incessamment intervenir à la survenance d’une nouvelle attaque.

La sensibilité des enfants en bas âge aux infections peut être facilement expliquée par ce temps que prend l’immunité adaptative à se développer. Ce qu’il faut encore savoir, c’est que le principe de vaccination a été conçu en rapport avec la capacité de mémorisation du système immunitaire.

L’immunothérapie permet la réactivation et le renforcement du système immunitaire

L’immunothérapie a pour but d’inciter les défenses immunitaires de l’organisme du patient à combattre efficacement ses cellules cancéreuses. Elle permet donc la réactivation et le renforcement du système immunitaire. 

Avec l’immunothérapie, le système immunitaire prend toute sa place et est exploité en tant que médicament naturel. L’immunothérapie sert ainsi à inciter le système immunitaire à détecter les cellules cancéreuses et à les détruire.

Deux types d’immunothérapies pour le traitement de nombreux types de cancers

Les applications de l’immunothérapie dans la lutte contre les cancers sont multiples. Les nombreuses études réalisées sur cette méthode de traitement ont effectivement permis de se rendre compte de sa grande efficacité.

Certaines de ces études ont précisément porté sur la modification des cellules cancéreuses. Ces dernières, une fois rendues inoffensives par irradiation in vitro ont été réintroduites dans l’organisme du patient.

Quand on présente les avantages de l’immunothérapie, il est désormais courant de distinguer deux types d’immunothérapie que sont :

  • l’immunothérapie locale ;
  • l’immunothérapie générale.

L’immunothérapie locale se base sur l’injection dans la vessie du vaccin anti-tuberculose. Elle est d’une redoutable efficacité dans le traitement du cancer de la vessie dont la probabilité de récidiver après une intervention chirurgicale est importante.

En ce qui concerne l’immunothérapie générale, elle consiste en l’injection de l’interféron et de l’interleukine 2. Il s’agit de substances qui produisent naturellement des lymphocytes quand survient une agression de l’organisme.

Mais, le génie génétique rend tout à fait possible la production artificielle de l’interféron et de l’interleukine 2. Le traitement du cancer du rein, du mélanome, du myélome ainsi que des lymphomes et des leucémies est assuré par l’interféron.

L’interleukine 2 est quant à elle utilisée pour traiter les tumeurs chimio résistantes telles que le cancer du rein métastatique et le mélanome métastatique.