Finance

Le calcul des dotations aux amortissements prévisionnelles

Le 29 juillet 2021
Dotations aux amortissements prévisionnelles

Pour créer ou reprendre une entreprise, des investissements doivent être réalisés. Dans ce cas, il est nécessaire de faire une budgétisation des dotations aux amortissements prévisionnelles. Ces dotations sont des charges qui doivent être introduites dans le compte de résultat prévisionnel.

Les dotations aux amortissements prévisionnelles constituent une étape importante dans l’estimation des charges prévisionnelles. Cette estimation étant un point important dans la réalisation d’un business plan.

Comment calculer les dotations aux amortissements prévisionnelles ?

Une dotation aux amortissements se calcule sur chaque bien amortissable, c’est pour cela qu’on dit « des » dotations aux amortissements prévisionnelles. La constatation de ces dotations aux amortissements prévisionnelles doit être réalisée à la clôture de chaque exercice énoncé dans le prévisionnel.

De ce fait, le calcul des dotations aux amortissements prévisionnelles est effectué en prenant en compte chaque bien et chaque exercice (la durée d’utilisation ou le taux d’amortissement). Ceci dans le but de bien incorporer la charge dans le prévisionnel. Pour que ce calcul soit rapide et correct, il suffit d’utiliser un outil tel qu’Excel.

On distingue sur le marché différentes méthodes d’amortissements, dont l’amortissement variable, dégressif et linéaire. La dernière est la plus simple en plus d’être la plus justifiée. Pour déterminer la dotation aux amortissements prévisionnelle, il est nécessaire de multiplier la valeur d’origine avec le résultat de 1 divisé par la durée d’utilisation prévue en années.

En tout cas, il est important de réaliser un plan d’amortissement pour chaque immobilisation. Cela va permettre de déterminer le cumul de la dotation aux amortissements qui rassemble tous les amortissements effectués sur le bien depuis le début de son acquisition. On peut également déterminer la valeur nette comptable qui n’est autre que la valeur résiduelle, qui est obtenue en soustrayant le cumul des amortissements de la valeur brute du bien.

En quoi consistent les dotations aux amortissements prévisionnelles ?

En cas d’investissement dans un projet, la déduction des montants sur le résultat ne se fait pas immédiatement. Les biens qui ont été achetés sont donc inscrits à l’actif, c’est-à-dire en immobilisation. Le bien est, ensuite, déduit du résultat sous forme de dotation amortissements comptables. Ceci en tenant compte de la durée d’utilisation propre à chaque bien.

Un amortissement n’est autre que la constatation de la détérioration d’un bien à cause de son usage. Cette perte de valeur peut signifier une usure physique ou une technique obsolète.

La dotation aux amortissements est présente dans les charges prévisionnelles de chaque exercice. Cependant, il faut savoir que ce ne sont pas tous les biens qui sont amortissables. Il faut savoir que pour chaque bien amortissable, une durée d’utilisation doit être définie. C’est cette dure qui va permettre de calculer les dotations aux amortissements prévisionnelles. Ces derniers n’impactent pas sur les la trésorerie du fait que leur encaissement se fait durant l’acquisition du bien.

Particularité des biens amortissables et des biens non amortissables

Tout d’abord, il est nécessaire de faire une liste de tous les investissements immobiliers prévus. À savoir ceux qui ont une valeur unitaire en dessus de 500 euros hors taxes. Une fois la liste en main, les biens amortissables doivent être séparés des biens non amortissables.

Les biens qui ne peuvent pas engendrer un amortissement en comptabilité sont les fonds de commerce, les terrains, les droits au bail et les immobilisations financières. Ces dernières incluses, entre autres, les titres de participation, les cautions ou encore les prêts accordés par l’entreprise. Ces biens non amortissables n’apparaissent qu’à l’actif. Cependant, ils peuvent impacter sur les charges prévisionnelles en cas de dépréciation. C’est un élément dont la budgétisation dans le prévisionnel s’avère difficile.

Ce qu’il faut savoir sur les biens amortissables

Lorsque les biens sont amortissables, il est important de tenir compte trois notions essentielles, à savoir la valeur brute du bien qui n’est autre que le coût d’acquisition hors taxes ; il y a également la dotation sur l’amortissement du bien qui constitue le montant cumulé des amortissements que le bien a subit ; enfin, la valeur nette comptable qui n’est autre que la valeur résiduelle.

Un bien totalement amorti présente une valeur nette comptable égale à zéro. Aussi, la dotation à l’amortissement ne peut être supérieur à la valeur brute du bien.

Comment classer les biens amortissables des non amortissables

Afin de facilement distinguer qui peuvent donner lieu à un amortissement, il est important de recenser les principaux investissements. Ces derniers rassemblent les dépenses autres que les charges. Il s’agit, en effet, de charges qui doivent être consommées dans l’immédiat, que ce soit pour la production ou pour la commercialisation. On a également les immobilisations qui constituent des investissements dont l’entreprise aura besoin dans la durée. Elles vont servir à l’entreprise pour exercer son activité. Ce qui va lui permettre de produire des avantages économiques dans le futur. Les immobilisations peuvent être revendues après leurs utilisations.

Les immobilisations doivent également intégrer le bilan prévisionnel. Au total, il existe trois types d’immobilisation.

À savoir les immobilisations incorporelles qui constituent des biens qui ne sont pas physiques en plus de ne pas être monétaire. Parmi ce type d’immobilisation, il y a les frais d’établissements, les brevets, les frais de recherche et développements, les licences, les logiciels, les marques, les sites internet, le droit au bail ou encore le fonds de commerce.

Il y a, également, les immobilisations financières qui ne sont autres que des actifs monétaires. Parmi elles, on peut distinguer les titres de participation et les créances rattachées, les prêts accordés par l’entreprise, les titres immobilisés ou encore les dépôts de garantie et les cautionnements.

Les immobilisations corporelles quant à elles correspondent aux actifs physiques. L’entreprise peut y avoir recours même si l’exercice comptable a déjà été clôturé. Elle l’utilise soit pour la production de biens et de services ou leur fourniture. Elles peuvent éventuellement être louées ou conservées pour la gestion interne. Parmi les immobilisations corporelles, on distingue les terrains, l’agencement, les constructions, les installations générales, le matériel, l’outillage, le mobilier, les véhicules et les équipements informatiques.

Quelles sont les autres charges prévisionnelles

Dans l’estimation des charges prévisionnelles, les amortissements et les autres charges sont réalisés ensemble. Les autres charges prévisionnelles ne concernent pas les charges externes. Il s’agit d’éléments supplémentaires à incorporer dans le prévisionnel.

Il faut comprendre que chaque élément qui impacte financièrement sur le projet doit être pris en compte, donc budgétisé.

Antoine B.

Consultant en entreprise, Antoine accompagne les dirigeants dans les prises de décisions stratégiques de leurs structures professionnelles. Il effectue entre autres des diagnostics internes, externes et met en place les stratégies les mieux adaptées pour garantir le bon développement des entreprises de ses clients. L’identification des forces, des faiblesses et des menaces compte parmi ses nombreuses missions.