Quel impact a le coronavirus sur le marché financier dans le monde ?

En l’espace de quelques mois, le coronavirus s’est propagé dans le monde entier. Aujourd’hui on dénombre des cas dans la plupart des pays.

Comme la France, plusieurs États sont désormais en situation de confinement. L’économie mondiale est au ralenti et les marchés financiers sont affolés depuis le début du mois de mars.

L’impact du coronavirus sur le marché financier mondial est déjà important, mais comment va-t-il évoluer durant les prochains mois, et quel sera le bilan une fois la crise sanitaire terminée ?

Une économie au ralenti

Entreprises qui ferment, chômage partiel, télétravail… la crise du covid19 a bouleversé l’économie mondiale comme on ne l’avait plus vue depuis très longtemps.

Dans une volonté de stopper la propagation du coronavirus des mesures de plus en plus radicales ont été prises. Ainsi, depuis le 16 mars, la France est en confinement. Autrement dit, les Français ne peuvent plus se déplacer comme ils le veulent au risque de payer de lourdes amendes (350€).

Forcément, les entreprises subissent de plein fouet cette mesure de confinement. De nombreux travailleurs indépendants sont obligés de stopper complètement leur activité.

C’est notamment le cas de la plupart des commerçants, des artisans, et de certaines professions libérales.

Beaucoup de travailleurs sont actuellement en situation de chômage partiel. Tandis que les plus chanceux peuvent continuer leur travail depuis chez eux.

Il est bien sûr trop tôt pour tirer un bilan de l’impact du coronavirus sur l’économie, mais il faut déjà s’attendre à une mauvaise année 2020 et à une diminution de la croissance, et même à des situations de récession économique dans de nombreux pays.

Graphique montrant une hausse

Des marchés financiers affolés

Les marchés financiers sont fortement impactés par cette crise du coronavirus. L’incertitude qui règne dans cette période particulière les pousse à prendre des décisions incohérentes et précipitées. En effet, il leur est impossible d’établir un modèle de prévision.

De ce fait, les cours chutent, puis rebondissent légèrement, puis rechutent, et ainsi de suite. Même si dans leur globalité, les indices boursiers comme les crypto-monnaies ont très fortement chuté.

Il s’agit d’un véritable krach boursier avec un CAC 40 qui a reculé de plus 34% depuis début janvier.

La journée du 12 mars a été particulièrement noire pour le marché financier français puisque l’indice a chuté de 12,28%, soit la pire journée de son histoire.

Mais les marchés financiers ne se portent pas mieux. Ainsi, le Dow Jones a notamment reculé de 12,94% à la clôture du 16 mars, soit une chute qui n’était plus arrivée depuis le Black Monday du 19 octobre 1987.

Et lorsque les marchés financiers sont déréglés, c’est toute l’économie réelle qui souffre.

Vers une fermeture des marchés financiers ?

Étant donné l’affolement du marché financier mondial, de nombreux spécialistes préconisent une fermeture complète des bourses, tant que la situation ne s’est pas améliorée.

Selon eux, la fermeture des marchés financiers permettrait de bloquer la chute des indices et de réduire les impacts sur les économies réelles qui souffrent déjà énormément du coronavirus.

Cependant, pour d’autres la fermeture des marchés ne ferait qu’accroître le sentiment d’anxiété déjà omniprésent depuis le début de la crise sanitaire.

D’autres sont plutôt partisans des pauses de quelques minutes lorsqu’un indice atteint un certain seuil de recul, afin d’éviter les réactions trop précipitées.

Un cadre bleu avec le terme placement en gros

Quel sera l’impact final du coronavirus sur le marché financier ?

Difficile de prévoir l’impact final qu’aura le coronavirus sur le marché financier. On ne sait pas combien de temps va durer l’épidémie et comment vont régir les marchés dans les prochaines semaines, voire prochains mois.

Toutefois, de nombreuses entreprises vont fortement souffrir de cette période et notamment les petites entreprises avec peu de capital. En espérant que les marchés financiers ne viennent pas pénaliser encore plus ces entreprises au moment de la reprise.